Le radar,victime de l’Art brut…ou l’avanie du radar en 169 mots

C’est un radar. Un fixe. C’est à dire que les clients le visitent, mais il ne se déplace pas. Les prestations se font à son domicile. Exclusivement.  Avec des tarifs variés, selon l’allure. S’il  est sensible aux moindres mouvements, ce sont les dépassements qui le font craquer.Il peut alors s’illuminer, et sa jouissance- par un effet pervers- nous pénalise. Plus il s’illumine, plus il est envahi par la vitesse, et plus il se fait payer…Il accepte tous moyens de paiement. En règle avec l’impôt, apparemment!

Ce matin : est-ce-d’avoir joui impunément tout ce temps? l’expression d’un jeu amoureux, une demande émanant d’un(e) client(e) coquin(e), une récrimination  de pilotes préférant le face-à-face à la prise par derrière?… Le radar est masqué d’un loup, constitué d’une tuile ocre, reposant sur un chevron. Et les clients défilent, sans crainte. En contrôlant peu ou prou le mouvement de leur engin.

Ce mouvement s’étendra-t-il aux radars mobiles,  aux  « embarqués » qui portent si mal leur nom? Nul ne le sait. Mais aujourd’hui, ici, c’est gratuit!