Biarritz 16 Oyonnax 13

Une très belle équipe d’Oyonnax, impressionnante dés l’échauffement. Une volonté de jouer, de lire le jeu, d’être habile avec le ballon, et très rapide dans son maniement…

Une attitude qui a prévalu durant toute cette première mi-temps. Une mi-temps en sept mêlées et quatre pénalités  pour les Oyomen. Dés la première mêlée, les Biarrots furent corrigés…mais bénéficièrent d’une pénalité, l’arbitre ayant besoin d’un peu de temps pour évaluer les forces en présence !!! Donc Oyonnax, dominateur dans ce secteur, sans partage. Mais les locaux, se rattrapaient dans les airs, interceptant deux lancers « rouge et noir ».

Vers la 20 ème minute, le public se mit à chanter, mais timidement. Très timidement, même. HEWITT écopant d’un carton jaune, pour un maul écroulé, et GUIDICELLI remplaçant VAN STADEN, pour tenter d’endiguer l’avancée des gens du Haut Bugey, dans ce même laps de temps. Le  numéro 8  des leaders, MA’AFU, fut durant tout le match dans l’avancée et mit son équipe dans cette dynamique. ETIENNE l’ouvreur d’Oyonnax eut la bonne idée d’échouer par deux fois, ce qui fait que la domination des visiteurs demeurait « supportable ».

Paradoxalement, les Biarrots en infériorité numérique, allait ouvrir le score, suite à une pénalité convertie par LUCU, Biarritz faisant preuve de courage et d’abnégation face à un mur de l’Ain, et un défi physique difficile à assumer. Oyonnax concluait plusieurs temps de jeu, et un mouvement de grande ampleur avec MA’AFU et TIAN, entr’autres, pour un essai de SOBELA. A la 35 ème minute, au moment du retour d’HEWITT, les visiteurs menaient 03/07. La fin de ce premier acte était encore plus âpre pour les Biarrots, avec un carton jaune pour DELAI, cette fois. Ainsi le début de deuxième mi-temps, était-il déjà hypothéqué pour les « Blancs et Rouges », qui allaient, de nouveau, jouer en infériorité numérique…

La sirène intervenait, à ce moment. Pas vraiment euphorique, côté biarrot. Les supporteurs faisant abstraction des difficultés à venir, lors d’une course de relais, remportée par les garçons, mais d’extrême justesse…Devant des jeunes filles galvanisées, par la sirène, sans doute !

Et puis, le retour des vestiaires, l’entrée de SOQUETA, la participation active de LUCU X. et HAMDAOUI, l’engagement d’ARRATE, dans des un contre un, dans des courses qui les virent déchirer le rideau défensif, donnèrent un ton nouveau à ce match. Un essai superbe de LUCU M. transformé par lui-même, à la 45 ème minute. Le BOPB reprenait le score : 10 à 07.

Las, la huitième mêlée se soldait par une nouvelle pénalité contre les locaux, de nouveau au complet, et à la 50ème minute, le score était de parité, ETIENNE ayant converti ce but. Le BO poursuivait ses efforts, généreux dans le soutien, la construction, avec ARRATE, DELAI- quel athlète!- très présents, GIMENEZ puncheur, WAKA déterminé…Bref, cette ligne de trois-quarts, faisait bien plus que vivre aux dépens de ses avants! Mieux même, la solidarité de  l’équipe  fut palpable, et cela jusqu’à la fin du match. Suite à un plaquage dangereux sur ROUMIEU, LUCU propulsait de nouveau Biarritz en tête. 13 à 10 à l’heure de jeu.

Suite au coup de renvoi donné et récupéré par les « rouges et noirs », une grosse séquence, comme une marée de coefficient élevé à Biarritz, et la parité était de mise, à nouveau à la 63 ème minute, 13 partout.

Biarritz faisant le forcing, Oyonnax allait aussi connaître une période d’infériorité numérique, suite à un carton contre MAC DONALD, pour un plaquage haut. Les « blancs et rouges » passaient de nouveau en tête, LUCU, encore et toujours, convertissant cette pénalité. Ces dix dernières minutes ne furent pas insoutenables. Elles nous offrirent de belles choses, avec FAURE lançant, habilement,pour OYONNAX, les Biarrots intraitables bloquer les attaquants, debouts, et obtenir ainsi une mêlée…dont ils sortirent le ballon; nous en étions à la 78ème minute. S’ils nous gratifièrent d’un ballon perdu en touche, vers la ligne médiane et la tribune Kaempf, alors que la sirène avait retenti (!!!), les biarrots remportaient ce match, avec beaucoup d’engagement.

La deuxième sirène, celle qui indique la fin, sanctionnait justement la prestation courageuse d’une équipe qui veut se qualifier. Une équipe de Top 14 à Biarritz ? Certainement pas. Une équipe pour jouer une demie-finale du Championnat de ProD2? Assurément. « Carpe diem ».