Un peu avant dix-huit heures

A moins de vingt minutes de l’extinction des cieux. Du gris. En nuances que l’on distingue encore. Un ciel chargé, dit-on. De la pluie qui s’annonce parfois, ou déverse sans crier gare. De la pluie qui se contient, ce soir. Drue, ou en bruine. J’évite le mot « crachin », il me donne à penser à un triste crachat. Une étoile, fut-ce de salive, n’est pas triste… … Continuer de lire Un peu avant dix-huit heures

Rekalde, Bilbao, dimanche aprés-midi

  Je ne hais pas les dimanches. Au contraire. Ils ne ressemblent pas aux autres jours. La nuit va tomber sur Bilbao. Hier plombée par du gris sombre, d’une immense tâche grossière, menaçante, en guise de voûte. Aujourd’hui les cieux sont plus cléments. La nuit vient prendre son tour, mais discrètement. D’ailleurs l’éclairage artificiel-celui de la sécurité des bonnes âmes et des autres aussi-et celui … Continuer de lire Rekalde, Bilbao, dimanche aprés-midi

Glane, grappille, maraude

Glaner. Un droit depuis le Moyen-Age. De ramasser ce qui est tombé. Grappiller concerne ce qui reste sur les arbres et les ceps aprés la cueillette. Marauder pourrait consister en un délit de dérober des fruits et légumes. La condition humaine, sous conditions. Ici et là, des êtres disparaissent pour partie, dans des containers. Penchés vers l’avant, le couvercle soulevé recouvrant la ligne qui va … Continuer de lire Glane, grappille, maraude

Avent…

Un calendrier de l’Avent. Pour patienter jusqu’au moment. Un calendrier en guise de compte à rebours. Un compte, décompte, plus tard on fera les comptes…ça vaut certainement mieux. Parce que les débours du rebours, pèseront. Lourd. Des débours importants. Pour les enfants, me dit-on. Ah, bon, je ne savais pas que les enfants exigeaient des avances d’argent. Peut-être s’agit-il de sommes engagées à nos dépens. … Continuer de lire Avent…

Camp blanc de la mort… »Estamos perdiendo la batalla contra el cambio climatico »

Dans le même journal, en page 34, rubrique « Mundo », cette phrase d’E.Macron. A Paris. Devant cinquante cinq chefs d’Etat et les délégations de 131 pays. Une phrase sortie du contexte. L’expression de la pluralité, ou l’actualité commentée de façon différente. Selon les pages. Les points de vue. Certainement un texte écrit par les Ours Blancs. Un complot venu de la Banquise. Agur Continuer de lire Camp blanc de la mort… »Estamos perdiendo la batalla contra el cambio climatico »

Camp blanc de la mort o « el falso rostro del cambio climatico »…

Je lis le journal. El Correo. « La agonia de un oso polar esqueletico se ha vendido como una consecuencia del calentamiento global, pero no hay ninguna prueba de que sea asi ». Le journaliste indique que cette photo-symbole, vendue -comme le journal que j’ai entre les mains- ne constitue pas la preuve du réchauffement climatique. Non. Bien sûr que non. Pas plus que cet enfant sur … Continuer de lire Camp blanc de la mort o « el falso rostro del cambio climatico »…

Camp blanc de la mort

Il est méconnaissable. Il erre famélique. Même le colibri s’en émeut. Il se demande à quoi bon. D’accomplir encore sa part. De remplir d’eau son bec, pour tenter de circonscrire l’incendie dans la forêt. Comme le conte si bien Pierre Rhabi. « L’ours brun » de Franck Tashlin ne sera bientôt plus lu. Ou rangé dans les étagères des animaux disparus. Comment en effet, tenir encore sa … Continuer de lire Camp blanc de la mort

Réshumeurs

Si « à la fin du bal, on paie les musiciens ». A l’aune de la vaisselle,  on peut (re)considérer l’après-midi du dimanche. De tables de flacons regroupés et empilés, de tasses, de nourritures terrestres. De fonds de verre. Un savant dosage de chaud et de froid, pour aller vers l’hiver. Si le chaud réchauffe, le froid gazeux ou pas, houblonneux ou pas, finit lui aussi par … Continuer de lire Réshumeurs

« N’ayez pas peur ! »

Une descente d’escaliers qui se conclut par une porte. Une porte en bois épaisse. Qui forme un angle droit avec une autre porte. Celle donnant l’accès à l’extérieur, en plexiglas. Deux chiens déboulent, comme je viens de franchir la porte et que je m’apprête à sortir. Un chien blanc, type Labrador. Suivi d’un autre, moins imposant. Du coup, je suis à l’arrêt. A l’angle d’un … Continuer de lire « N’ayez pas peur ! »

Le ministre 01 sur France Culture

« Je vais peut-être vous surprendre, Alain Finkielkraut, mais Johnny Halliday, c’est quoi ?…Je le cite d’ailleurs dans mon livre… » Du discours politique. A l’école du Nicolas petit. Un art consommé de poser des questions, non, de s’interroger, pour mieux faire valoir les réponses préparées. Apprises. Prêtes à « éclairer » la pensée. Une façon de se valoriser. De biaiser. Ce cher Alain Finkielkraut qui reçoit, ce matin, … Continuer de lire Le ministre 01 sur France Culture