D’une vigie l’autre, ou les sentinelles de la Pauvreté

Un trépied orange, d’un tissu râpé. A droite des portes coulissantes, un minuscule barda, sous le siège. Un sourire, comme une plainte qui ne s’exprime pas. Un visage brun, très brun, une posture discrète et permanente. Un gobelet en carton, avec quelques pièces dedans, à la fin. Les gens sortent de la supérette avec des sacs en plastique jaune. Un petit bonjour, quelques mots parfois. … Continuer de lire D’une vigie l’autre, ou les sentinelles de la Pauvreté

Lado izquierdo, muro a la izquierda en Rekalde.

Son dos. Dos muros a la izquierda que duermen pies con cabeza, barrio de Rekalde en Bilbao. Cubiertos por el viaducto. Como un tejado. Un tejado con el que se carga a cuestas. Por encima de los deportes de pelota.   Dos murallas resguardadas. En un barrio renovado en 1982. Un barrio recubierto, que no teme que el cielo se le eche encima. Un barrio … Continuer de lire Lado izquierdo, muro a la izquierda en Rekalde.

Girona 2 Atletic 0, desde un bar en Rekalde…

C’est un bar sympa. Pas un de ces nombreux établissements, en enfilade, avec la télé qui sert du football, tous les soirs ou presque…Pas un de ces nombreux établissements, ou les pèlerins assis au comptoir, ignorent le Monde, tant qu’il ne tourne plus rond… Une fausse blonde, la trentaine passée, au rire très ordinaire, sa comparse brune qui rit moins souvent, mais plus fort encore. … Continuer de lire Girona 2 Atletic 0, desde un bar en Rekalde…

Bayonne-Biarritz, allers et retours…

Le derby approche. Une partie à Aguilera. Après l’aller à Jean Dauger. Un aller pas simple pour les Bleus . Les Rouges, vêtus de noir, pour la circonstance, avaient paru plus rapides, plus forts, plus tranchants…Les statistiques ne pensaient pas de la même façon. La raison des statistiques est parfois…effrayante. Un terme peu souvent accolé à « raison », vous en conviendrez. Ce match retour vient bien, … Continuer de lire Bayonne-Biarritz, allers et retours…

Matin de sportif…

  Quelque part. Peut-être en Euskadi. Sûrement à Bilbao. Rekalde. El Fango. Le Polideportivo, dimanche matin. Dans la brume, le panneau d’affichage encore sous l’effet du choc. La défaite de la veille. Un score contraire : d’abord les points de ceux, celles qui reçoivent. Los de casa : 1. Puis ce qui se déplacent, les visiteurs : 2. La marque de la défaite, encore présente … Continuer de lire Matin de sportif…

« Un petit poisson, un petit oiseau* »

Un petit poisson, un petit oiseau jouent à distance. Lui, c’est les flaques, l’eau. Elle sur sa trottinette rose, avec deux roues derrière. Egalement vêtus de bleu, avec un petit rappel « fille » pour elle et ce passe, bleu turquoise dans ses cheveux. Comme un ruban sur le cadeau. Lui, solitaire, parmi ces gens qui passent. Il vient de goûter l’eau boueuse du bac ou l’on … Continuer de lire « Un petit poisson, un petit oiseau* »

Dimanche…

Dans la capitale Biscayenne. En descendant Larraskitu. Une artère d’un quartier populaire, avec ses immeubles pas jolis. De brique. Ocre. De plats parapluies en plastique bleu,  pour abriter le linge qui sèche. Du relief, dont ne manque pas l’ex cité sidérurgique. Des petits commerces, voire des très petits. Des bars pour étancher la soif tout en aiguisant les appétits ; tortillas déclinés en oignons, chorizo, … Continuer de lire Dimanche…

L’impôrapluie…

Le pire est certain. Ils sont en manque d’idées. Ils choisissent des choses compliquées. Taxer les téléphones, les ordinateurs, les écrans mobiles.  Et quand ils s’éloignent de leur axiome de base…Ils déclinent. L’axiome de base ?!  « Il faut prendre l’argent là ou il se trouve, chez les pauvres. D’accord ils n’en ont pas beaucoup, mais ils sont si nombreux. » Ces braves gouvernants. Ils essaient de … Continuer de lire L’impôrapluie…

Des êtres qui ne se croiseront pas…

Elle a une quarantaine de petite taille. Sur des talons hauts. Perchée. Une coiffure blonde, mais je ne crois pas qu’il s’agisse de sa couleur originale. Elle veut aller vite. Couverte d’un long imperméable noir. Pas fermé ;  la ceinture qui fait un nœud avant de se réfugier dans la poche droite. Elle tient son parapluie, avec l’index dressé. Un ongle pas peint, pas long, … Continuer de lire Des êtres qui ne se croiseront pas…

Rekalde, Bilbao, dimanche aprés-midi

  Je ne hais pas les dimanches. Au contraire. Ils ne ressemblent pas aux autres jours. La nuit va tomber sur Bilbao. Hier plombée par du gris sombre, d’une immense tâche grossière, menaçante, en guise de voûte. Aujourd’hui les cieux sont plus cléments. La nuit vient prendre son tour, mais discrètement. D’ailleurs l’éclairage artificiel-celui de la sécurité des bonnes âmes et des autres aussi-et celui … Continuer de lire Rekalde, Bilbao, dimanche aprés-midi