« Je ne suis pas d’accord… »

Les aéroports, comme les gares, constituent un lieu d’exploration sans pareil. La chaleur, l’annonce scandée en permanence à Montparnasse « en raison d’une panne électrique survenue le 27 juillet… ». A la fin, la voix féminine nous indique qu’il vaut mieux décaler son départ, que l’achat sera remboursable dans une période de 60 jours. Du marteau-piqueur en prime, pour sortir de la torpeur. De la bouftance, partout … Continuer de lire « Je ne suis pas d’accord… »

Cafés

Ici, les pauses-café ne correspondent pas forcément à la dite boisson. Éliminons de suite le « crème » qui est loin du compte. Les cafés ne sont pas frappés, plutôt compris dans des formules petit-déjeuner. Le rhum, oui, le rhum se présente, lui, sous diverses formes. Séduisantes. Avec du citron vert, sans, des glaçons, deux pailles. Des effets qui succèdent à un travail de tassement du citron … Continuer de lire Cafés

Bayonne, La Réunion : le pied léger

Ce n’est pas une activité estampillée « Fêtes de Bayonne ». Le lancer de chaussures en hauteur. Pas forcément des espadrilles de Mauléon.  Des chaussures. Ici, plutôt des chaussures de sport, des « basket », des « tennis » ou des « running ». Le lancer jusqu’à atteindre le ciel, ou plus encore. Ici, le ciel est bas. A moins que ce soient plutôt les câbles, pas très aériens. D’une tension détendue, d’une … Continuer de lire Bayonne, La Réunion : le pied léger

Les requins, la dame et les chiens

    On ne voit pas les requins sur la photo. Ils sont malins. Ils se cachent. Plutôt dans l’eau. Le chien va sur la gréve. La dame hèle, siffle. Mais les requins ne bougent pas d’une oreille. Le chien, lui, continue. Passe devant elle, en l’ignorant superbement. La dame, version « chef de troupeau » : deux fois deux doigts dans la bouche, deux sifflements virils. … Continuer de lire Les requins, la dame et les chiens

Villes moyennes comme Rodez…

Certaine doit sa renommée à cette répartie célèbre : « on ne devrait jamais quitter Montauban… », dit par Lino Ventura de surcroît, ça avait de l’allure, de la force, de l’impact et un petit sourire en prime. Bayonne est en train de se faire payer, se vendre ou se consommer d’une façon tendancieuse. Même Mourad, le pourfendeur de toutes les injustices( ?!), celui qui assène ses … Continuer de lire Villes moyennes comme Rodez…

Le foot à l’Elysée

Il fallait passer à l’Elysée. Saluer le locataire, qui vit là en couple, comment l’ignorer ?!… Il fallait passer là, par cette case. Le locataire avait des choses à dire, encore et encore. Des choses à affirmer, façon branchée avec ce social qui « nous coûterait un pognon de dingue », des choses à lancer pour gagner les réactionnaires et les français les plus conservateurs :  l’idée … Continuer de lire Le foot à l’Elysée

Basque balade (2)

…Et quitter Saint-Palais pour s’en aller : Beyrie sur Joyeuse. Le soir, vingt-deux heures passées. Le fronton place libre n’a pas trouvé preneur. Un peu plus loin profitant de l’éclairage, des hommes jouent à la pétanque. Pas tout à fait un sport basque. Le ciel nuageux, débordé par tous ces conflits déjà évoqués n’a pas tiré son rideau. Comme pour répondre à la demande de petits … Continuer de lire Basque balade (2)

Basque balade

A Lacarre, le fronton est en bord de route. Un fronton « place libre », sans murs latéraux . Les joueurs s’échauffent. Une fin de journée orageuse. On a installé des bancs, sur le côté gauche. Des spectateurs assis tournent le dos aux voitures. C’est du sérieux. C’est l’été, un été plus capricieux que jamais. La pluie qui veut occuper le temps, les journées, comme une obstinée. … Continuer de lire Basque balade

« Il faut tourner la page »*…

Toucher l’autre rivage, littoral inconnu ou pas. Il faut tourner la page et chérir le livre. Se plonger avec enthousiasme et sans retenue dans l’écriture des jours à venir. Caresser les mots pour qu’ils s’alignent mieux que les planètes, et tant pis si ça pète !!! Vieillir de veiller la nuit ou de dormir à poings fermés ou de caresser des rêves et des courbes. … Continuer de lire « Il faut tourner la page »*…

Le triomphe modeste

Elle est revenue. Une illusion de chaleur, la nécessité impérieuse d’aller se baigner, se mouiller, se tremper et puis…La délivrance. Elle est revenue, sans crier gare. Doucement dans la nuit. Discrètement. Laissant glisser ses doigts sur les fenêtres, pour dire sa présence, sans vouloir s’imposer. Un débit léger, puis avec l’assurance, plus loquace, volubile même. Elle est revenue. J’ai dû contenir les parapluies impudiques, en … Continuer de lire Le triomphe modeste