« Jamais content »…

29 degrés. Les plages bondées, ce dimanche. Pas moyen de se trouver un petit carré de sable dans l’après-midi. Du sable chaud- à priori sans légionnaire !- qui fait marcher sur la pointe des pieds, comme ces dames avec les chaussures à l’intérieur. Une démarche sinueuse, pour passer entre les seins nus, vêtus, bronzés, affalés, rebelles, beaux… Moi, je regarde. Bon, j’évite de rester prostré, … Continuer de lire « Jamais content »…

Il a bien fait

    Il a bien fait, ce petit oiseau. Il s’est approché, un peu comme sur la pointe des pieds. En attendant, justement à mes pieds, qu’une miette tombe. Mais peine perdue. Las de sautiller sur le sol carrelé, il s’est enhardi. Alors il est monté sur la chaise. Avec des allées et venues, même pas pour donner le change plutôt comme quelqu’un qui voudrait … Continuer de lire Il a bien fait

Jivago si prés, si loin…

Vieillir ne concerne pas que les hortensias. Mais ceux-là sont particulièrement rabougris. De pauvres fleurs qui se contentent de regarder les voitures descendant vers Itxassou. Certainement lasses des aboiements furieux de quelques « chiensdeleursmaîtres » qui hurlent quand vous passez prés des maisons. Plusieurs individus comptent dans cette catégorie de bête menaçante et agressive. Ça donne tout de suite l’envie de s’inviter pour un café, ou pour … Continuer de lire Jivago si prés, si loin…

Bar : d’humanité…

Le vieux monsieur est assis ce matin. C’est un vieux monsieur, pas vieux. Il a cessé de travailler. Durant l’été, il stationnait au bout du comptoir, en short et en chemise à manches courtes. Un café con leche, una tortilla, una cana, puis une bouteille d’eau… Un vieux monsieur pas vieux. Un retraité. Un monsieur qui va vers les soixante-dix ans, doucement. Il compte les … Continuer de lire Bar : d’humanité…

Saisons

S’en va-t-il ou s’agit-il de l’arrivée de la suivante ? L’été nous a quittés, le présent s’appelle « automne ». Un intermède avant l’hiver qui débute en fanfare, avec des réveillons, des boissons et des flonflons. Puis des vœux accompagnés de résolutions…Des résolutions qui ne font pas forcément de « vieux os ». Le présent donc, s’appelle « automne ». Sur les étals des marchands de fruits, les dernières nectarines, venues … Continuer de lire Saisons

Du sort des feuilles

« La feuille d’automne Emportée par le vent En rondes monotones Tombent en tourbillonnant… » Ça avait de l’allure. Il était question de colchiques* plus loin. Des « colchiques »… Le colchique : tire son nom de Colchide, sur les bords de la Mer Noire. Patrie de la magicienne et empoisonneuse Médée. Cette plante violemment toxique est parfois même nommée « tue-chien ». Ce matin, des feuilles tristes jonchent le sol. … Continuer de lire Du sort des feuilles

Août s’en va

Le mois des grandes vacances. Le deuxième. Souvent le plus chaud, me semble-t-il. Un qui a revendiqué. Pour disposer de trente et un jours, comme Juillet. Avec des feux d’artifice, des Fêtes en Euskadi beaucoup, et ailleurs aussi. Des temps de plage, d’illusions aussi, comme il sied à l’été. D’aléatoire et  de quête de certitudes pour les sportifs qui rentrent avant les autres, par exemple… … Continuer de lire Août s’en va

Aste nagusia Bilbao (7) : Agur

    « -Tu peux dire « au revoir » à la mer, tu peux lui dire : au revoir, répète le garçon -Au revoir la mer », dit-elle, en récupérant ses tongs. Elle et sa sœur vêtues à l’identique, d’une robe bleue à bretelles, ornée de motifs, continuent de sautiller dans le sable. Sur la plage de Bidart, Mamie confirme que « c’était le dernier soir ». Une fin de … Continuer de lire Aste nagusia Bilbao (7) : Agur

Aste Nagusia (6) : Herri Kirola Neskak

Elles forment un attelage. Harnachées. En short ou fuseau, des dossards violets. Leur entraîneur en  face. Il marche à reculons, indique les temps de repos, entre chaque aller-et-retour avec une pierre de 500 kilos à traîner sur environ une trentaine de mètres. Un groupe de huit jeunes femmes. Des femelles vigoureuses, courageuses, le pied droit devant, pour celles de droite. Le pied gauche, de l’autre … Continuer de lire Aste Nagusia (6) : Herri Kirola Neskak

Aste nagusia ( 5) : machine à bonheurs

Ce ne sont pas des frites, dont je veux vous parler. Non. Pas les pommes de terre déclinées en nourriture dorée et croustillante. Non. Ma paroisse, en l’occurrence, est de friture. A la sortie du pont, face à la Casa Arriaga. Elle garde une consonance ibérique. CHURROS. Un des employés vient d’apporter la pâte dans un cylindre de plastique. L’officiant pilote avec son gouvernail,  l’engin … Continuer de lire Aste nagusia ( 5) : machine à bonheurs