Le code (4)

Vingt heures et dix-sept minutes. Un scénario pour Marc. Une issue qu’il refusait. Même avec toute la dignité dont elle pouvait être empreinte, une fin avec le statut « d’égaré », ne lui convenait pas. Dans le Haut de la Seconde classe sociale, à laquelle il appartenait, c’était un droit. Le « refus possible ». Avec, bien évidemment, une limite souhaitée et approuvée par chacun, comme toujours dans notre … Continuer de lire Le code (4)

Le code (3)

Quinze secondes. Plus moyen d’en réchapper. Durant cette poignée de durée, il fallait s’agenouiller, face à la rue et aux policiers, lever ses bras le plus haut possible dans le prolongement du corps. Les drones étaient déjà à moins d’un mètre de « l’égaré ». Ils renseignaient instantanément et en zoomant, sur l’avancement de la procédure. La photographie, dix secondes plus tard, constituait « lapreuve ». Si « l’égaré » avait … Continuer de lire Le code (3)

« Refroiffement »

Difficile à admettre. Mais il semblerait que contrairement à ce qui se dit, l’Océan a reculé. A Guéthary, en tous cas. Oh, pas de beaucoup, je vous le concède, mais c’est à noter, n’est-ce-pas ?!…Ce panneau en atteste, à une centaine de mètres du rivage. L’évolution des espèces est cependant confirmée, elle. Les baleines, en effet, n’empruntent plus ce chemin, se tenant par la taille, … Continuer de lire « Refroiffement »

Aste Nagusia (6) : Herri Kirola Neskak

Elles forment un attelage. Harnachées. En short ou fuseau, des dossards violets. Leur entraîneur en  face. Il marche à reculons, indique les temps de repos, entre chaque aller-et-retour avec une pierre de 500 kilos à traîner sur environ une trentaine de mètres. Un groupe de huit jeunes femmes. Des femelles vigoureuses, courageuses, le pied droit devant, pour celles de droite. Le pied gauche, de l’autre … Continuer de lire Aste Nagusia (6) : Herri Kirola Neskak

Aste nagusia ( 5) : machine à bonheurs

Ce ne sont pas des frites, dont je veux vous parler. Non. Pas les pommes de terre déclinées en nourriture dorée et croustillante. Non. Ma paroisse, en l’occurrence, est de friture. A la sortie du pont, face à la Casa Arriaga. Elle garde une consonance ibérique. CHURROS. Un des employés vient d’apporter la pâte dans un cylindre de plastique. L’officiant pilote avec son gouvernail,  l’engin … Continuer de lire Aste nagusia ( 5) : machine à bonheurs

Electrique algorithme

Ce matin, j’ai subi l’algorithme « électrique ». Trente cinq minutes pour atteindre un interlocuteur. Chanceux, avec deux interruptions de communication, de surcroît. A l’arrivée, une mi-temps d’un match de football pour faire valoir ma demande. Ils disaient « nous vous devons plus que la Lumière », ils disaient… Aux faiseurs d’algorithme, je veux dire que la voix féminine, artificielle ou pas, qui s’exprime, n’adoucit en rien l’attente. Après … Continuer de lire Electrique algorithme

Aste Nagusia Bilbao ; « Prenez et mangez… »(1)

En descendant vers le Teatro Arriaga, lieu de lancement des Festivités, le flot humain grossit. L’ambiance est bon enfant. Les panuelos noués autour du cou, sont bleus, parfois ornés de motifs. Parfois non. Les txosnas installées pour l’occasion, sont des bars décorés, à mi-chemin entre le « char mobile » des Fêtes de Bayonne, et un décor de studio, ou d’attraction. De théâtre. Une structure éphémère qui … Continuer de lire Aste Nagusia Bilbao ; « Prenez et mangez… »(1)

Les mains, la main…

Les mains des passants qui passent dans le Casco Viejo de Bilbao, ce-jour, devrais-je dire. Les mains des passants qui déambulent, tranquillement. Un peu avant. Un peu avant l’agitation à venir des Fêtes. Les txosnas* se préparent ; bien sûr pas toutes seules ! Des échafaudages, du bruit métallique, des sonos poussées déjà, des mouvements d’humeur, d’idées, des drapeaux, des revendications qu’on ne taira pas … Continuer de lire Les mains, la main…

Le pied

Je veux me chausser léger, plutôt avec une tige basse. Une tige basque, même. Je veux  marcher, courir et voler. J’ai besoin d’une semelle épaisse. Pour amortir et soulager mes articulations qui ont mal aux dents.  S’il pleut, pour ne pas glisser. S’il pleut, la corde va s’effilocher. Comme des sentiments rincés par le Temps. Des nervures à couper ou à lisser, pour ne pas … Continuer de lire Le pied