Bide* movie ; Saint-Palais, Itxassou

De jolies départementales qu’on enfile en regardant devant et sur les côtés. Des moutons. Les plus nombreux. Épars, en grappes, guidés par un beltz*-ici le noir vaut des dizaines de blancs- des vaches, des chevaux. Par ordre décroissant de population. Les ovins sont accompagnés par des pâtres en quad, avec un casque de bicyclette -pour la version « enfants »- ou par un bipède qui marche devant. … Continuer de lire Bide* movie ; Saint-Palais, Itxassou

Voyage (2)

Gare Saint-Jean, toujours. Du monde. Beaucoup. Trois sièges dans le couloir. J’occupe celui du milieu. Mon voisin de gauche vient de partir. Un couple d’un âge respectable s’approche. La dame s’assied à ma droite. Le monsieur s’en va. Il revient quelques minutes plus tard. S’assied donc sur le siège de gauche. Je  lui demande s’il veut que je me décale, lui permettant ainsi de se … Continuer de lire Voyage (2)

Voyage

Gare Bordeaux Saint-Jean. Un espace dédié à la détente. Une exposition photo avec Jack London. Plus exactement intitulée « Jack London dans les mers du Sud ». Tout un programme. Des sièges hauts, des chaises prévues pour se poser et apprécier. Un détail ; le mobilier est fixé au sol. Un regard circulaire sur les photos en noir et blanc. Les personnes scotchées dans la salle. L’air … Continuer de lire Voyage

Après l’entretien de Raphaël Enthoven dans la presse quotidienne régionale

Question :  « N’a-t-on pas assisté à un dialogue de sourds ? Au choc entre deux surdités ? Réponse :  « Face-à-face deux surdités en chiens de faïence ! D’un côté, le pouvoir dont la surdité consiste à répondre froidement par la technique à ce qui relève d’un cri du cœur. Ce qui est viscéral est irréfutable. En se situant sur un terrain technique, le pouvoir s’expose … Continuer de lire Après l’entretien de Raphaël Enthoven dans la presse quotidienne régionale

La violence de la vérité

Quelques jours plus loin. Un attentat à Strasbourg. Des victimes, des morts. Un assassin en fuite. Le porte-parole du gouvernement, omniprésent actuellement. Ce matin, à la télévision. “Je leur dis : il y a de la colère qui s’est exprimée, elle a été entendue, nous y avons répondu. Alors ce que nous vous demandons, c’est, en responsabilité, d’être raisonnables samedi, de ne pas aller manifester”. … Continuer de lire La violence de la vérité

La vérité de la violence

Une séquence violente. Une de plus. Un moment pré-fabriqué, mettant en scène le locataire de l’Elysée. Homme-tronc. Figé dans sa posture. Avants-bras, mains posées sur le bureau. A plat. Un monologue court. Les yeux sur le prompteur. Très peu d’humains dans la pièce. Le moins possible. Un exercice quasi-solitaire, quand l’orateur est censé s’adresser à des millions de personnes. L’intransigeance, face aux violences provoquées. La … Continuer de lire La vérité de la violence

Samedi 15 décembre

J’aimerais pas vivre ce samedi, comme le précédent. « Scotché » au téléviseur. Avec une chaîne d’information en continu. Un canal de confiscation. Confiscation de la parole, de la revendication, du spontané, du vivant. Des témoins professionnels qui photographient, tendent les micros, filment. D’ autres témoins professionnels qui filment ceux qui filment. Des caméras installées en hauteur. Comme pour des retransmissions d’événements sportifs. Du travail bien fait. … Continuer de lire Samedi 15 décembre

Cela fait des années…

…Et la Cinquième République nous fatigue. En parlant poliment. Le mythe de l’homme providentiel aussi. Un côté exaspérant, même. Depuis le général, vaincu plusieurs fois, triomphant à d’autres moments, secoué en 1968 et désavoué en 1969. Celui qui nous a laissés un musée en tuyaux.  Le monsieur qui venait jouer de l’accordéon pour animer les petits-déjeuners et faire « peuple ». Puis l’avocat élu sur un programme … Continuer de lire Cela fait des années…

Dégueuler, dégobiller, gerber, rendre, vomir…

Les gilets jaunes tenus de déclarer à la Préfecture leur action. Les sans-chemises, qu’ils ont du mal à cerner. A comprendre. Les gilets de détresse, que l’on met en cas de panne, d’incident, d’accident. Pour se mettre à l’écart. Pour ne pas gêner. Pour demeurer encore en vie, un peu, tout en se décalant. Déclassés. Dépassés. Comme on arrive plus à « prendre sa place dans … Continuer de lire Dégueuler, dégobiller, gerber, rendre, vomir…

Comme « ils » parlent, à France Culture, ce matin et ailleurs…

Son sourire s’entend clairement. Professionnel. Alliot-Marie était remarquable dans ce domaine. Une façon de sourire, sans à propos. Même pour dire une méchanceté. Pour désarmer une critique. Ce sourire-politique. Travaillé, pas poli. Comme une inspiration avant de s’élancer. Peut-être même un procédé, destiné à faciliter une recherche active. Parfois, les yeux qui montent, dans une posture de voltige aérienne. Pour aller chercher dans le passé, … Continuer de lire Comme « ils » parlent, à France Culture, ce matin et ailleurs…