Le code (3)

Quinze secondes. Plus moyen d’en réchapper. Durant cette poignée de durée, il fallait s’agenouiller, face à la rue et aux policiers, lever ses bras le plus haut possible dans le prolongement du corps. Les drones étaient déjà à moins d’un mètre de « l’égaré ». Ils renseignaient instantanément et en zoomant, sur l’avancement de la procédure. La photographie, dix secondes plus tard, constituait « lapreuve ». Si « l’égaré » avait … Continuer de lire Le code (3)

Le code (2)

Vingt heures passées de sept minutes. L’alerte individuelle de disparition sonnera dans une heure et quarante-huit minutes. Elle sera en fait activée, cinq minutes avant vingt-deux heures. L’heure du coucher incité.  La patrouille sera sur la trace de « l’égaré » à vingt-deux heures. Dans le bloc de la rue des Gouverneurs, à Bayonne. Au pied du numéro six, exactement. Dix mètres au-delà, un engin de sécurité … Continuer de lire Le code (2)

Aste nagusia Bilbao (7) : Agur

    « -Tu peux dire « au revoir » à la mer, tu peux lui dire : au revoir, répète le garçon -Au revoir la mer », dit-elle, en récupérant ses tongs. Elle et sa sœur vêtues à l’identique, d’une robe bleue à bretelles, ornée de motifs, continuent de sautiller dans le sable. Sur la plage de Bidart, Mamie confirme que « c’était le dernier soir ». Une fin de … Continuer de lire Aste nagusia Bilbao (7) : Agur

Très

« Très » ne peut pas aller seul. Il est donc souvent accompagné. « Beaucoup » peut davantage agir par lui-même. Deux adverbes. « Très » est un superlatif absolu. « Beaucoup » exprime, lui, l’intensité. « Très beaucoup » ne voudrait pas dire grand-chose. « Beaucoup très », non plus. Beaucoup trop, se pratique parfois. Très, toujours lui, accompagne aussi d’autres adverbes de manière, comme, « mal », « vite », « volontiers », quelques collègues de temps ; « souvent », « tard », « tôt », … Continuer de lire Très

De rose vêtue

  Le marquage-maquillage au sol, plutôt dans  un style, bandes qui se croisent, en évitant de se marcher dessus…Pas évident. L’immeuble est habillé, par un styliste local. Quelque entreprise dont il s’agisse, on aimerait que les travaux durent. Une parure rose, transparente de surcroît, pour oublier un ciel ni cotonneux, ni moutonneux…Gris variable. Une  masse diffuse, confuse, en retard déjà…Comme la construction. Une construction dans … Continuer de lire De rose vêtue

…de bonnes intentions

    Pas pavé. Parsemé. Sur des hauteurs. Très accessibles aux marcheuses. De jolies couleurs, constituant un tableau déjà peint, auquel « ajouter » tiendrait plutôt du blasphème. Un chemin à suivre, à chercher- certaines disent même « à inventer »- dans la brume, entre les pierres. Indiqué en rouge, en jaune. Pas indiqué… Un chemin à trouver. Parmi le Vivant, les humains, les sirènes, les pèlerins, leurs ombres … Continuer de lire …de bonnes intentions

AP 8, llegando de Bilbao despues de la salida 64…

L’autoroute du Cantabrique, oui, sûrement, mais nous sommes en Euskadi. A cet endroit, les  noms indiqués sont : Elgoibar, Mendaro, Azkoitia. De beaux noms. Après cette sortie, en venant de Bilbao, dans une courbe, se trouve une maison avec une parcelle bordée par l’autoroute. Le passage, les nuisances sonores…Je préfère ne pas y penser. L’habitué des lieux a écrit sur quelques panneaux, disposés contre la … Continuer de lire AP 8, llegando de Bilbao despues de la salida 64…

Ezpeleta ; Espelette en trois points

D’abord l’accès. Un joli village à traverser. A pieds. Sans véhicule, ni monoxyde. Monoxyde est pourtant un joli mot, je trouve. Malheureusement, il recouvre du « pas bon » pour nos poumons, ni le reste d’ailleurs. Mais « monoxyde », j’aime bien. « Oxyde » également. « Oxyde »;  un composé résultant de la combinaison d’un corps avec l’oxygène. Pour prévenir l’oxydation d’une barrière métallique, forcément hostile, il a été conçu, ici, un … Continuer de lire Ezpeleta ; Espelette en trois points