
Je ne hais pas les haies, même en ces temps de repli, ou l’on pense à édifier des murs toujours plus hauts et plus longs, pour ne pas que les Autres…
Je ne hais pas les haies, surtout quand bocagères, elles permettent la diversité floristique, des conditions climatiques propres et une interpénétration des zones d’inculture et de culture. Interpénétration; tout un programme…

Je ne hais pas les haies, mais ces vieux ratatinés, font de la peine…Tellement tassés, diminués, ils vont, parqués à l’abri de la Vie, mais pas des regards !
Happés par la terre, retenus dans le sol, c’est déjà leur funeste sort qui s’annonce alors.

Je ne hais pas les haies, allègrement franchies par ce jouvenceau joueur. Celui-là a sauté par-dessus le grillage; que ne ferait-on pas pour épater les jouvencelles ?!…
Et d’un sourire juvénile et d’une fronde peu assurée s’en va vers le Monde et ses codes et ses règles qu’il convient parfois d’envoyer balader…
« Le Monde est glauque et ça s’écrit j’ai deux ailes au cul, mon ami, mais si j’dis ça, je casse mon image … * » Sourire.
Paroles d’Alain Souchon dans « J’veux du cuir ». Un moment de bonheur !

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