Ce matin, j’ai eu un geste d’humeur, en prenant mon café. Un café allongé, que je redouble pour agrémenter ma lecture de la presse quotidienne régionale. Un café, deux cafés, comme une passe redoublée.
Lors l’allongé-redoublé, accompagnant mon rituel matinal n’a pas apaisé ma gêne, de vous lire. Vous évoquez l’ancien footballeur, issu de l’immigration; une vraie information, une précision nécessaire et utile lorsqu’il s’agit de Zinedine Zidane…
Tout un développement, plus réflechi qu' »un coup de boule »; point de départ de la problématique que vous pressentez.
Ainsi donc, la seconde d’égarement aurait dû priver l’icône, du firmament. Et au passage vous convoquez, la cheffe d’un parti politique-que vous ne nommez pas, elle- un ancien président de la République, écrivain à succés lorsqu’embastillé. L’édition a ses raisons, que la raison…
Plus tard, dans votre écrit, il s’agira de « l’icône du football et des banlieues qui se refait une virginité morale ». Les banlieues… Je ne peux m’empêcher de penser à une icône du football qui ne s’afficherait que dans les quartiers chics, peut-être une étoile du football de la place Vendôme ?!…
Ces mauvais exemples pour nos jeunes, dîtes-vous, qui s’inspireraient alors de carrières dans le banditisme, si présent dans les séries du moment…
Et d’évoquer enfin, deux humains, assassinés pour leur bravoure ou leur idéal éducatif, qui sont eux, des modèles à mettre en avant. Comme ces anonymes et les pompiers luttant contre le feu. Tout à fait d’accord. .
Vous êtes venu sur le rectangle vert, et sur la question du « modèle ». Ce terme revêt plusieurs acceptions, certainement le fait de citer quelqu’un en exemple, une personne qui grâce à ses qualités, caractéristiques peut servir de réference à l’imitation ou à la reproduction. D’accord encore.
Je pense, néanmoins, que vous vous êtes égaré, certainement victime d’un passement de jambes, ou dribble en football.
Car pour ces modèles, dont vous semblez en quête, pour inspirer notre jeunesse, vous êtes à la seconde prés. Et pour rester sur le sujet, la nommination de Zinedine Zidane à la tête de l’équipe de France de Football, vous avez poussé votre stylo, un peu trop loin. Votre éditorial, de ce brûlant juillet, embrassant l’actualité et au-delà, comme si notre Terre tournait rond ?!…
Ce monsieur, qui dirigera l’équipe de France de football, avec l’objectif de remporter la Coupe du Monde en 2030, ce monsieur a érigé le football en art, émotions, éclairs de génie. Il faisait basculer les rencontres et bien souvent, ses partenaires s’en sont remis à lui, pour faire la décision, la différence.
Ce monsieur a navré Thierry Gilardi et tant de suiveurs, un soir en Allemagne. C’était il y a vingt ans. Depuis, il a entraîné le club prestigieux du Real Madrid, survolant l’Europe. Et il vient d’être choisi, puis nommé, peut-être aussi pour écrire un autre chapitre avec l’Equipe de France. Peut-être parce que la seconde, fatale en son temps, qui nous rendit si tristes, déçus, en colère…cette pause, cet arrêt, lui auront donné l’énergie et la conviction, la compétence et la confiance pour transmettre et construire une équipe qui gagne.
Il s’agit d’un sport universel, mais que de football. Ce jeu ne gouverne pas notre société, notre pays, même s’il a une forte attraction. Zinedine Zidane est un champion. Peut-être pas un modèle, comme vous l’entendez.
Las, ces figures semblent rares, et malheureusement peu mises en exergue. Puisse votre plume, les distinguer davantage. Peut-être en les encourageant à se démarquer, tout en évitant le piège du hors-jeu. Cette ligne tracée par des humains, dans le jeu. A méditer.
